By Nature

Cette série met en scène un univers imaginaire, surréaliste et fantastique.

Collages analogiques : papiers et illustrations sur supports de bois et plexiglas. Encadrements anciens restaurés


Le fil conducteur de ce travail est la nature. Une nature belle, mais géante, disproportionnée, dévorante et destructrice pour l’homme. C’est une vision d’une nature dans laquelle l’homme n’est plus dominant, mais dépassé, tranché, transformé, métamorphosé par les forces de l’univers végétal et animal qui l’entoure.


Métaphore inversée, décalée, déréglée, vision inquiétante des changements d’échelles, de climat, de pouvoir, ces collages peuvent illustrer les métamorphoses du vivant, une dimension où le monde végétal, celui des insectes et autres amphibiens subit un dérèglement qui le conduit à occuper une autre place dans l’échelle du pouvoir.


J’interroge ici la place de “l’homme” -de “l’humanité”- au sein de l’univers, sa posture, son espace, sa nature, sa force, sa faiblesse, son respect des choses, sa capacité à produire et à détruire des facteurs essentiels à sa survie.

L’usage systématique des pages de livres jaunis pour les fonds est une référence directe aux textes anciens. La culture l’écriture, la lecture, le savoir et la transmission qui sont des armes pour gagner le combat d’une évolution humaine pacifiée et respectueuse.


L’homme, -“l’humanité”- est ici, hybridé, habité, submergé, scindé, transporté, transformé par un monde végétal, intrusif, destructif, inquiétant…


L’environnement que je crée dans mes compositions ne place plus « l’homme » en haut de l’échelle des espèces. Il est ici soumis à d’autres lois, dans un univers surréaliste où le règne végétal, les insectes et autres amphibiens envahissent, dominent, détruisent, transforment.